La mineuse du marronnier

ruineuseComme beaucoup, vous avez pu observer que les marronniers de la commune prenaient dès le milieu de l'été passé une couleur brune peu habituelle en cette saison. Beaucoup ont pensé que le manque d'eau était la cause de ce phénomène. La réalité est ailleurs. L'envahisseur hostile porte le nom de "Cameraria ohridella".

  • Biologie et épidémiologie : Les adultes sont de petits papillons brun ocre de 3 à 5 mn de long. Au printemps, les adultes qui se retrouvent sur les troncs pour l'accouplement sont facilement observables. Une fois fécondée la femelle pond des œufs (75 en moyenne) à la surface des feuilles, le long des nervures. Après l'éclosion, les jeunes larves s'enfoncent dans les feuilles et minent une galerie qu'elles élargissent progressivement. A la fin du développement larvaire, la chrysalide perce la paroi du cocon et l'épiderme de la feuille permettant ainsi la libération du papillon. Un certain nombre de Chrysalides entre en diapauses à partir du mois de juillet, puis tombe au sol avec les feuilles et reste tout l'hiver au niveau de la litière. Dès le mois d'avril suivant, une nouvelle génération d'adultes apparaît, issues directement des chrysalides hivernantes.

  • Symptômes : Les mines se présentent au début de l'attaque sous la forme d'une tache rousse punctiforme à la surface supérieure des feuilles puis s'allongent progressivement avec l'âge de la chenille le long des nervures. Les mines peuvent recouvrir totalement la surface de la feuille. La nuisibilité des cameraria ohridella est avant tout esthétique, mais on constate un affaiblissement des arbres défeuillés en période de végétations et incapable d'accumuler des réserves nutritives pour l'hiver et le printemps.

  • Moyens de lutte :
    La première parade est la prophylaxie. En cas d'infestation, il est nécessaire d'éliminer totalement les feuilles tombées au sol en automne puis de les brûler ou les composter. En cas de forte infestation, il convient d'intervenir sur la première génération, lors de la sortie des jeunes adultes. Des traitements chimiques sont possibles.

N'hésitez pas à demander conseils à des spécialistes.